Comment trouver un sponsor pour une association sportive ?

30/06/2020

Aux côtés des subventions et des dons, le sponsoring peut constituer une intéressante source de financement pour une association sportive. Cependant, trouver un sponsor pour un club sportif nécessite au préalable de bien connaître le fonctionnement du sponsoring sportif et les démarches administratives affiliées.
L’ASPTT vous explique comment réussir au mieux une demande de sponsoring pour une association sportive.

QU’EST-CE QUE LE SPONSORING SPORTIF ?

Le sponsoring sportif, ou parrainage, repose sur le principe de réciprocité. Il s’agit d’un contrat passé entre une association ou un club sportif et un annonceur (entreprise, organisation, etc.).

Le club de sport sera en mesure de recevoir une aide financière, matérielle ou logistique tandis que le sponsor, de son côté, obtiendra une contrepartie dite équitable. L’objectif recherché par l’entreprise sponsor est généralement de pouvoir gagner en visibilité, en promouvant sa marque et son image par le biais de l’association sportive.

Pourquoi une association sportive devrait faire du sponsoring ?

Le sponsoring peut s’appliquer le temps d’un événement ponctuel comme tout au long d’une saison. Quelle que soit sa durée, c’est un échange commercial devant apporter des retombées positives aux deux parties.

Pour un club de sport, le financement par un sponsor pourra par exemple permettre d’investir ou d’obtenir :

  • Plus d’équipements (tenues, accessoires…).
  • Du matériel permanent de meilleure qualité.
  • Une professionnalisation de ses activités.

Quelle est la différence avec le mécénat ?

Contrairement à du mécénat qui correspond à une donation désintéressée sans obligation de contrepartie, un acte de sponsoring a toujours un but commercial et publicitaire pour le sponsor. Ce dernier souhaitera donc obtenir une contrepartie à la hauteur de son engagement, du montant investi. Les modalités précises de cette contrepartie seront définies au sein du contrat de sponsoring.

Dès lors, une opération de parrainage n’aura pas les mêmes conséquences fiscales qu’un don versé par un mécène. Tandis qu’un don peut entraîner sous certaines conditions une réduction d’impôt, du sponsoring habilitera par exemple une entreprise à déduire toute somme versée des charges d’exploitation.

 

COMMENT MONTER UN DOSSIER DE SPONSORING SPORTIF EFFICACE ?

La recherche de sponsor pour une association sportive requiert de créer en parallèle un dossier de sponsoring solide. Celui-ci a deux objectifs importants, en l’occurrence une valorisation personnalisée de l’association sportive et une exposition claire des retombées dont pourrait bénéficier le potentiel sponsor dans le cadre d’un partenariat.

Exposer clairement ses ambitions

Outre une présentation exhaustive de l’association sportive, qui permettra à l’annonceur d’avoir une vue d’ensemble de la structure solliciteuse, le dossier de sponsoring doit servir à mettre en avant les projets que l’association souhaite mener.

Chaque club de sport a ses propres ambitions, qu’elles soient liées à un esprit de compétitivité ou à une volonté de professionnalisation de la structure accueillant les adhérents.

Les demandes de sponsoring pourront être motivées par l’envie :

  • De participer à des compétitions de plus grande envergure (à l’échelle locale ou nationale).
  • D’organiser des rencontres ou des tournois sportifs.
  • D’investir dans des équipements de qualité supérieure.
  • D’obtenir un service technique précis, appartenant au domaine de compétences du sponsor.

Le contrat de sponsoring a pour objectif de répondre aux besoins de développement éprouvés par le club de sport. Ce dernier devra donc être sincère et transparent quant à ses réelles ambitions et le budget qu’il envisage d’y consacrer.

Il est recommandé de dédier quelques pages du dossier à la valorisation d’actions déjà menées, qui ont eu un impact positif sur la communauté locale et ont pu bénéficier d’une certaine exposition médiatique.

Étayer les contreparties et avantages possibles pour le sponsor

Un annonceur peut avoir des attentes spécifiques, il est conseillé de varier les suggestions et de laisser sous-entendre que les propositions de contreparties ne sont pas figées.

Cependant, les contreparties mentionnées devront être au mieux adaptées à l’interlocuteur et également cohérentes avec le projet de l’association sportive.

Les contreparties du partenariat pourront notamment se rapporter à :

  • La possibilité d’un flocage sur des vêtements ou des véhicules.
  • La mise en place d’éléments publicitaires (panneaux, banderoles…).
  • Des invitations VIP aux événements organisés par l’association sportive.
  • Une mise en avant du sponsor sur les supports de communication du club (réseaux sociaux, site internet, etc).

L’entreprise sponsor devra aussi avoir une idée des potentielles retombées médiatiques, en fonction de la taille de l’événement, de son attractivité ou de son originalité.

L’association sportive pourra par la même occasion développer le plan de communication qu’elle prévoit d’appliquer, avant, pendant et après son projet. En particulier, s’il est prévu que le sponsor soit mis en valeur sur des annonces publicitaires ou tout document promotionnel.

Quels sont les principaux éléments constituant ce dossier ?

Le contenu d’un dossier de sponsoring va dépendre des besoins précis de chaque association sportive, de ses moyens et des contreparties qu’elle proposera.

Néanmoins, un dossier de sponsoring contient à minima :

  • Une présentation de l’association sportive (son nom, ses renseignements administratifs et juridiques, son éventuelle affiliation, les détails de son fonctionnement, etc.).
  • Les informations détaillées du ou des projets à financer.
  • Le plan de communication lié au projet (la promotion en amont, la couverture médiatique lors de l’événement, etc.).
  • Un budget prévisionnel réaliste.
  • Les manières dont l’entreprise sponsor sera mise en avant.
  • Les différentes retombées possibles pour le sponsor.

À ce dossier s’ajoutera une lettre de sponsoring, l’équivalent d’une lettre de motivation. La forme et le contenu de cette lettre ne sont donc pas à négliger, le but étant de parvenir à convaincre l’annonceur de répondre positivement à la demande.

Il s’agit de présenter succinctement le projet, les principaux avantages pour le sponsor et de donner envie à ce dernier de consulter le dossier de sponsoring.

 

UN CONTRAT DE SPONSORING DOIT-IL ETRE RÉDIGÉ ?

Dans le cas où la lettre de demande de sponsor et le dossier sont favorablement reçus, il sera nécessaire de rédiger un contrat que les deux parties devront remplir.

Le contrat de sponsoring vise au respect des engagements pris de chaque côté et à apporter des clarifications concernant l’application du partenariat.

En général, le contrat de sponsoring doit mentionner :

  • L’identité des deux parties (et celle de leurs éventuels représentants).
  • Une description du projet sponsorisé (son objet, sa durée, ses modalités d’exécution, etc.).
  • L’objectif du sponsoring pour les deux parties.
  • Les engagements pris de part et d’autre (les contributions auxquelles se tiendra l’annonceur et l’exposition attendue de l’association sportive).
  • Les conditions inhérentes au sponsoring (comme sa durée, la présence ou non de clauses d’exclusivité et de non-responsabilité, la procédure à suivre en cas de litige…).

Il est recommandé de solliciter un juriste afin de bien rédiger un contrat de sponsoring. Au besoin, une association sportive pourra se rapprocher d’une fédération sportive dotée d’un service juridique.

Quel est le régime fiscal du sponsoring pour une association sportive ?

Le sponsoring équivaut le plus souvent à la réalisation de prestations publicitaires et correspond, par extension, à la mise en avant d’une marque ou d’une entreprise. Soit la définition d’une activité commerciale lucrative.

Toutefois, et en principe, les associations sportives loi 1901 ne sont pas soumises aux impôts commerciaux. À moins que les ressources perçues par l’association sportive, à la suite des contrats de sponsoring, excèdent la limite annuelle au-delà de laquelle ne s’applique plus l’exemption de versement d’impôts. Le plafond des recettes des activités lucratives est actuellement fixé à 72 000 € par an.

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